Le Puits de MOÏSE, Claus Sluter, Chartreuse de Champmol, Dijon

Publié le par Atmosphere88

http://www.wga.hu/frames-e.html?/html/s/sluter/moses/
http://www.bluffton.edu/%7Esullivanm/sluter/sluter.html
http://www.bc.edu/bc_org/avp/cas/fnart/art/sluter.html
http://www.latribunedelart.com/Nouvelles_breves_2004/mai_2004/27_mai_1.htm

Vraiment, prenez le temps de regarder ces liens, ci_dessus,
c'est un patrimoine non seulement National, mais Mondial.




La Chartreuse de Champmol est à l'origine une abbaye,
située à l'ouest de Dijon, entre les Jardins de l'Arquebuse, et le Lac Kir.




En 1790 les Chartreux y seront chassés, et le bien devient patrimoine national
La Chartreuse est actuellement un centre hospitalier spécialisé
Et il faut franchir les grilles du CHS pour découvrir des trésors insoupçonnés



Qui dit puits, dit eau..
Au centre de l'édicule,  repose le socle avec les statues,
Socle lui même  entouré d'eau, d'une profondeur de 20 mètres...
Sorte de résurgence plutôt que source,
donnant un ruisselet de 400 mètres, appelé le Raines

Fondée par Philippe le Hardi pour être la nécropole de la lignée des Valois,
 la Chartreuse de Champmol fut un prodigieux foyer artistique
où travaillèrent des artistes de Paris, du Nord, de Belgique, de Suisse, d'Allemagne.


Le monastère démantelé à la Révolution a conservé deux oeuvres majeures de Claus Sluter,
 le portail de la chapelle où sont figurés Philippe le Hardi et Marguerite de Flandre
(Leurs tombeaux sont reconstitués au musée des Beaux-Arts de Dijon)

 et le puits de Moïse.



Chef-d'oeuvre des XIVe et XVe siècle, témoin de la sculpture burgondo-flamande,
 cette fontaine de vie est ornée des statues de David, de Moïse
 et de quatre prophètes, Jérémie, Zacharie, Daniel et Isaïe,

 toutes d'un saisissant réalisme.



Pour réaliser cet aménagement monumental et ce programme iconographique,

le duc fait appel à son "imaigier" de prédilection Claus Sluter, originaire des Pays-Bas.

Aidé de son neveu Claus de Werve, l'artiste travaille, par intermittences, pendant dix ans :

de 1396 jusqu'à sa mort au début de l'hiver 1405/ 1406.

L'essentiel du monument est en pierre d'Asnières, dont les carrières avoisinent Dijon,

et toutes les statues, même la croix, sont peintes et rehaussées d'or par Jean Malwel (ou Malouel).

 



Comme souvent dans les monastères, le grand cloître de la Chartreuse,

entouré de galeries formant un carré, comprend en son centre un point d'eau,

la Fontaine de vie, symbole de la vie physique et spirituelle.

Mais le vaste espace alentour étant affecté au cimetière des moines,

ceux-ci ont l'idée, pour évoquer la mort et l'epérance de la vie éternelle,

de placer au-dessus du puits ou de la fontaine une grande croix de pierre,

portant le Christ mourant, avec à ses pieds, conformément au récit évangélique,

la Vierge, la Madeleine et l'apôtre Saint-Jean.

Suite à des actes de vandalisme,

le Christ mourant a été endommagé et c'est au musée archéologique

que l'ont peut le voir, ainsi qu'une copie dans une niche protégée, rue Condorcet.

Marie, Madeleine et St Jean ont disparu dans ce séisme.





Le "puits de Moïse" ne constitue que la base d'un calvaire qui se situait
 au centre d'un puits situé au milieu du cloître de la chartreuse,
 et dont le tracé est maintenant évoqué par des pelouses
 autour de l'édicule qui protège le monument depuis le XVIIème siècle.





On peut espérer qu'après la remarquable restauration

dont a fait l'objet le puits de Moïse,

un accès plus facile sera développé afin d'offrir au plus grand nombre

un accès à ce site majeur de l'histoire de l'art médiéval en occident.


Publicité

Publié dans Architecture-Monuments

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article