Bluettes..
Ce jour là, aucun mouton ne paissait dans l’azur
Ecrasée de soleil, la prairie sentait bon le regain
Tandis qu’Eole colportait ses parfums
Dans un souffle câlin.
Ecrasée de soleil, la prairie sentait bon le regain
Tandis qu’Eole colportait ses parfums
Dans un souffle câlin.
Coquelicots et bleuets maquillaient les blés murs
Joyeux, un passereau lyrique transfigurait le vieux chêne
Allégorie amoureuse aoûtienne
Fête magicienne.
Jaillissant sur un écran que le ciel adjure
A l’horizon, la crête d’or des girouettes tournesol
Prés d’un bouquet garni de grands pins-parasol
Chaleur aérosol
Sous le chêne, un banc pour amants qui conjurent
Ils conjuguent le présent, en effeuillant leur amour débutant
Comme si la marguerite se dépouillant
Aimait passionnément
Elle a une fleur dans sa blonde chevelure
Sous un lobe où persiste encore l’odeur des myosotis
Il dépose un doux baiser de délice
Ô fervent Adonis !
Et puis l’oiseau se tait, tout parait démesure
Ils s’enlacent éperdument, tant ils s’embrassent et s’embrasent
La pervenche violace à voir en extase
Mil feux de topaze
Robert Le DU
Ils s’enlacent éperdument, tant ils s’embrassent et s’embrasent
La pervenche violace à voir en extase
Mil feux de topaze
Robert Le DU
Poign'Art.fr
Publicité