La Véritable Solitude vue par Lord Byron

Publié le par Atmosphere88

 

 

 

La Véritable  Solitude...

 

 

S’arrêter sur les rochers,

Rêver sur les flots ou sur le bord des abîmes,
 S’égarer à pas lents sous l'ombrage des forets, 
 Chercher les lieux éloignés de l'empire des hommes, 
 Et que n’ont jamais ou bien,

Rarement franchis les pas d’un mortel ; 


 Gravir loin de tous les yeux les monts escarpés

 Où errent en liberté des troupeaux sans bercail ;


  Rester seul penché sur les précipices

 Et auprès des cascades écumantes,
   Ce n’est point être dans la solitude,

 

 C’est converser avec la nature,

Admirer ses charmes et ses trésors variés.
Au milieu de la foule, du bruit et du choc des hommes,
 Entendre, voir, sentir, être le favori de la fortune ; 

 

 


 Citoyen ennuyé du monde, mener une vie errante

Et n’avoir personne qui nous aime

Personne que nous puissions aimer ; 


 N'être entourés que de vils adulateurs

 Qui voient les malheureux avec effroi ;


  N’avoir pas un ami qu'une douce sympathie

Nous rende cher, et qui si nous n’étions plus, 
  Ferait succéder sur son visage la tristesse au sourire ;


   N’avoir pas un ami au milieu de tous ceux

Qui nous flattent et reçoivent nos bienfaits, 
   Voilà ce que j'appelle être seul, voilà la véritable solitude

 

Lord Byron


Le pèlerinage de Childe-Harold chant 2,

XXV-XXVI, trad. A. Pichot Edit.


 

 

 

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Publié dans Humeur sucrée

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