1709 et l'Ours

Publié le par Atmosphere88

 

L'extinction de l'ours des Vosges

 

 

Mais dès la fin de la guerre de Trente Ans, les marcaires remontent sur les chaumes,

Les communications entre l'Alsace et la Lorraine sont rétablies et les ours ainsi que les autres bêtes sauvages comme les loups sont de nouveaux traqués.

 

A cette époque, un parisien distingué, Monsieur de l'Hermine, emprunte le col de Bussang et même s'il éprouve quelques craintes car

 "C’est une forêt presque continuelle et fort épaisse de sapin, peuplée de grande quantité de venaison, et même d'animaux dangereux, tels que loups cerviers et des ours",

Il rassure tout de même assez vite le lecteur en précisant que "grâce aux soins du Roy", la route « est bien débarrassée »

 

A partir de cette époque et jusque vers le milieu du XVIIIe, période de l'extinction définitive, l'ours se fait de plus en plus rare et les récits ne font plus état que d'animaux solitaires, parfois de grande taille, ce qui semble montrer que l'animal a de plus en plus de mal à se reproduire et à échapper aux conséquences de l'augmentation de la population, l'extension des villages et le défrichement des forêts.

 

Il se pourrait même que ces individus encore aperçus à quelques rares occasions soient des animaux errants venus du Jura ou des Alpes où l'ours est encore abondant à cette époque.

 

Il semblerait qu'il ait disparu plus tôt du côté vosgien que sur le versant alsacien, puisque sur le flanc occidental des Vosges le dernier spécimen serait tombé dans la forêt entre Bussang et Ventron en 1709, alors qu'on en aurait tué encore six ou sept non loin de Munster entre 1725 et 1755.

 

A la même époque, un ours "long de quatorze pieds" est abattu au Lac Blanc.

Publicité

Publié dans Hautes-Vosges

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article